Un déficit pour l’État, c’est un surplus pour nous

Un déficit public n’est ni bon, ni mauvais. C’est un outil. Arrêtons la moraline de pacotille.

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Le déficit d’un État qui émet sa monnaie (tel que le Canada, avec ses dollars canadiens) est l’épargne de ses habitants. Si l’État donne plus de dollars aux citoyens (dépense) qu’il ne leur en prend (taxe), ces citoyens ont un surplus de dollars dans leurs poches. C’est seulement à ce moment qu’ils peuvent épargner. Un déficit pour l’État, c’est un surplus pour nous tous.

Seul le résultat dans la population compte. A-t-elle un surplus de dollars après taxes qu’elle peut dépenser ou épargner? Est-ce que tout le monde a accès aux soins, aux écoles, au vote? Est-ce que tout le monde en âge, et je dis bien toute le monde, a un emploi? Non? Alors que l’État dépense plus et mieux dès maintenant. Si la réponse à ces questions commence à être un oui évident, alors l’État peut ralentir son action et penser à se retirer.

C’est désastreux que d’être obnubilé par cette notion comptable de déficit (ou surplus) public. C’est de l’idéologie pure, qui ne nous informe en rien sur la situation économique réelle et qui nous empêche de prendre des décisions utiles. Il est plus que temps d’enlever nos ornières qui bloquent toute solution économique. Il est temps d’en finir avec le fétichisme du déficit.

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