Archives mensuelles : février 2017

Les traîtres veulent vous imposer l’austérité

Les traîtres trop gênés par le mot parleront de « rigueur ».

hamburglarL’austérité c’est le fond de commerce des traîtres qui ne savent pas comment vivre leur andropause. Ils essaient de se grimer en dur à cuire, qui saura être fort avec les faibles. Qui n’aura aucun programme, à part une promesse : ça fera mal. Une sorte de Churchill qui promet le sang, la sueur et les larmes, mais indéfiniment, sans jamais promettre une victoire à la fin.

Je le répéterai autant de fois qu’il le faut : L’État peut créer de la monnaie indéfiniment. Tout souffrance est inutile. Oubliez la théologie et l’ordalie.

Le chroniqueur de droite andropausé nous harcèle toujours avec la même question : d’où viendra l’argent? J’aime les gens dans son genre dans des estrades, regardant un match de hockey, paniquant dès qu’une équipe marque trop de buts. « Mais où l’aréna trouvera les points pour les ajouter au score de cette équipe?? L’aréna va devoir taxer des points à d’autres arénas!! »

L’État peut créer de la monnaie. Il a inventé cette monnaie et peut faire tous les paiements qu’il désire. Lire la suite

Publicités

Une leçon des sophistes : Que faire?

Leçon de politique

Dans un pentathlon à Athènes, un lanceur de javelot aurait atteint par accident un certain Épitime de Pharsale, qui meurt de ses blessures. Périclès, qui domine la politique de son temps, aurait passé la nuit à discuter de l’incident avec Protagoras, le plus célèbre des sophistes, respectés de tous, Platon compris. Toute la nuit ils s’intérrogèrent. Qui est coupable de cette mort? Le lanceur de javelot? Les organisateurs de l’événement? La victime? Le javelot? Les dieux?

L’anecdote montre surtout à quel point les sophistes de l’époque avait le don de complexifier chaque discussion pour prouver leur perspectivisme. Toute réponse est valable, ça dépend du point de vue. Mais cela ne tient que pour l’enquête, que pour faire le récit de ce qui vient d’arriver. Le futur, la politique, la question « que faire », exige d’une réponse définitive.

Si je peux tenter une réponse, le sophiste, ou un politicien de la trempe de Périclès, répondrait sûrement comme suit : « Est coupable celui dont la punition fera qu’un accident pareil ne se reproduira plus »

La banque, plus vieille que votre religion

La monnaie, le prêt à intérêt et le contrat sont pratiquement aussi vieux que l’État

L’État étant sumérien dans le cas qui nous intéresse, à l’époque où bureaucratie et religion instituée étaient une seule et même chose :

Michael Hudson, President, Institute for the Study of Long-Term Economic Trends and Distinguished Research Professor, University of Missouri-Kansas City

L’économie a toujours été basée autour de promesses  vagues telles que « je t’en dois une ». La monnaie apparaît dès que quelqu’un, l’État, met enfin de l’ordre, invente une mesure pour toutes ces promesses. Que doit-on exactement? Ça peut se chiffrer en dollars, tout comme on mesure une distance en la chiffrant en mètres. L’argent a toujours été de la dette (I O U). Jamais les sociétés historiques ne sont passées par le troc. Les Amérindiens n’ont jamais commercé avec des colliers de coquillages, ça ce n’est qu’un fantasme d’économistes écossais qui n’ont jamais mis le pied hors d’Édimbourg. Les chapitres d’introduction de nos manuels d’économie sont bons pour la poubelle. Lire la suite

Coupez les vivres aux sociologues qui radotent!

– La haine des déterminismes naturels est immature – Le chercheur doit produire du savoir neuf et non ressasser toujours les mêmes « dominations » – Pourquoi laisserait-on les chercheurs fourrer leur nez dans la en politique?


Nassim Nicholas Taleb, dans sa critique du triste état de nos universiés, va bien plus loin. Selon lui toute recherche devrait être faite dans les temps libre du professeur, s’il est payé par des fonds publics. Il se base sur les grands inventeurs qui faisaient leurs découvertes à temps perdu, comme Einstein qui passait ses journées au bureau des brevets et devait faire de la physique le soir. Je doute cependant que ce soit pratiquable si chaque avancée est plus coûteuse que la précédente…

Hongbing Song – La Guerre des monnaies

La Guerre des monnaies, de l’économiste chinois Hongbing Song, est une lecture stupéfiante. Terrifiante. Je garantis que celui qui lira ce livre ne tournera plus jamais le dos à un banquier.


L’auteur commence par une mise en garde. Ouvrir la finance chinoise aux capitaux étrangers équivaudrait à laisser 100% de l’armée américaine s’installer à portée de canon des côtes chinoises, en pire. Une guerre financière menée contre la Chine toucherait tous les civils chinois instantanément, où qu’ils soient, bien plus efficacement que n’importe quelle bombe. Pour Hongbing, il est temps de parler de la guerre des monnaies, de la guerre que les banquier mènent contre les peuples en utilisant le crédit comme une arme. Les médias sont silencieux sur cette guerre, préférant couvrir des non-sujets comme le mariage gai plutôt que de mettre en lumière le pouvoir ahurissant laissé à la Fed. La Chine devrait alors se considérer comme le dernier village gaulois résistant encore et toujours à l’envahisseur, devant renoncer à joindre la finance internationale, pour se contenter d’une monnaie nationale basée sur de fortes réserves d’or. Force est d’admettre que son appel a été entendu, du moins en partie : depuis la sortie de ce livre, les autorités chinoises achètent tout l’or qu’ils peuvent dénicher.

Lire la suite

Le Livre vert

Ce que la majorité des Africains ignorent de Mouammar Kadhafi

J’ai enfin pu me pencher sur le tout petit livre écrit par le « guide » libyen. C’est exactement de bouffées d’oxygène comme celle là qu’ont besoin nos débats actuels. Pour remplacer nos parlements, il nous faut plus d’exemples  d’alternatives. Un peu comme on pouvait en avoir du temps des écrivains utopistes, trop rares actuellement (ou invisibles?).  Il faut libérer notre imagination un peu, comme le suggère Adam Curtis lorsqu’il parle de Fourier à la fin de ce billet.

Le Livre Vert, ou comment éviter le capitalisme et le communisme

Kadhafi propose un modèle de société qui conviendrait le mieux possible au peuple. L’usine appartiendrait à ceux qui y travaillent. La maison appartiendrait à celui qui y habite. Le pouvoir se situerait dans des assemblées populaires. Et le peuple devra participer constamment au pouvoir.

Lire la suite

Être raisonnable, être machiavéllique

Soyez prêts à passer de l’un à l’autre en un instant2012-canadian-cent-1-brilliant-unc-heads-tails-roll

Selon l’Illimitable Man:

  • Soyez un débatteur raisonnable lorsque la personne d’en face semble curieuse et réceptive, souhaitant un vrai débat d’idées.
  • Soyez machiavéllique dès que l’adversaire semble malhonnête, qu’il s’attaque à votre personne plutôt qu’à vos arguments. Ne jamais se justifier (seul l’homme coupable se sent obligé de se justifier!) Ne jamais répondre à des questions lorsqu’il y a la moindre intention hostile derrière. Que faire alors?
    • Dites que votre position est évidente, qu’elle va de soi
    • Gardez pour vous le fond de votre pensée
    • Faites une blague aux dépends de votre adversaire, ou simplement pour  détendre l’atmosphère
    • Impressionnez l’auditoire, soyez imprévisibles
    • Homme de paille, ad hominem, tu quoque.
    • Rappelez-vous : « celui qui s’explique a perdu » (Reagan)

L’essentiel c’est que le tout paraisse se faire sans efforts.