La banque, plus vieille que votre religion

La monnaie, le prêt à intérêt et le contrat sont pratiquement aussi vieux que l’État

L’État étant sumérien dans le cas qui nous intéresse, à l’époque où bureaucratie et religion instituée étaient une seule et même chose :

Michael Hudson, President, Institute for the Study of Long-Term Economic Trends and Distinguished Research Professor, University of Missouri-Kansas City

L’économie a toujours été basée autour de promesses  vagues telles que « je t’en dois une ». La monnaie apparaît dès que quelqu’un, l’État, met enfin de l’ordre, invente une mesure pour toutes ces promesses. Que doit-on exactement? Ça peut se chiffrer en dollars, tout comme on mesure une distance en la chiffrant en mètres. L’argent a toujours été de la dette (I O U). Jamais les sociétés historiques ne sont passées par le troc. Les Amérindiens n’ont jamais commercé avec des colliers de coquillages, ça ce n’est qu’un fantasme d’économistes écossais qui n’ont jamais mis le pied hors d’Édimbourg. Les chapitres d’introduction de nos manuels d’économie sont bons pour la poubelle.

Les pièces de monnaies antiques ou moyenâgeuses en métal sont anecdotiques. Les historiens et économistes ne sont obsédées par elles que parce qu’elles survivent mieux à l’épreuve du temps. Ce sont les bâtons de taille dont il faudrait parler, parce que ce sont elles qu’utilisaient nos ancêtre le plus clair de leur temps, et qu’elles prouvent ce qu’est l’argent :

320px-medieval_tally_sticks Dès qu’une dette était contractée, le créditeur et le débiteur la notait sur deux bouts de bâton aux formes correspondantes, chacun partant avec sa moitié. Dès que la dette était payée, on réunissait les deux boûts pour le brûler ensemble. Payer les dettes, c’est faire disparaître l’argent. Comme de la matière recontrant de l’anti-matière. Il ne reste plus rien. L’usurier voudra éviter cela à tout prix. Il voudra vous convaincre d’assumer toujours plus de dette. Il importera des immigrants par barges pleines seulement pour leur prêter de l’argent! Son seul désir : que les pauvres ne remboursent jamais leur dette, lui payant régulièrement une livre de chair jusqu’à leur mort. Ces parasites ne mourront que lorsqu’on fera disparaître les dettes, qu’on les effacera. C’était une routine pour les rois de l’Antiquité. Hammurabi a annulé les dettes de ses sujets plusieurs fois, le Lévitique prescrit leur annulation, tout comme le Christ longtemps plus tard.

We pray the Lord’s Prayer: “Forgive us our debts.” But we think, “It’s not really debts, it’s sin.” If you listen to the stories from the New Testament you can see that debt and sin forgiveness are not apart. […] We somehow preach that Jesus was here to preach good news, but then somehow we separate that from what is the content of that good news: and that is release of slaves, remission of debts,

Il est plus que temps d’effacer l’ardoise!

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